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Écrivain et artiste plasticien belge,
Monique Thomassettie
est l'auteur de plus de quarante ouvrages (poésie, contes et nouvelles, roman, théâtre), dans lesquels elle « vivifie mythes et symboles en les variant, en les mouvementant ».

Certaines de ses œuvres ont été traduites en bosniaque, croate et anglais.


« Her poetry is unusual in several ways : in its imaginary, its pictorial qualities, as wel as in its deep sense od the sacred. Humorous touches are present as wel… » (Renée Linkhorn and Judy Cochran, Belgian Woman Poets, An Anthology, Peter Lang, New York, 2000.



Monique Thomassettie


Entre-Musiques
Tableau de couverture :
© Monique Thomassettie
"Nid"


Entre-Musiques


Poésie


Recueil de poèmes en trois parties (Avocate de la Terre, la Nuit –  Interlude – La nuit, les fleurs rêvent de 1001 soleils.)
Plus deux dialogues poétiques.



102 pages
ISBN: 978-2-930702-63-6
2014 – 14,00 EUR




Extrait

Sur le Néant,
ne te retourne pas

Mais va
au fil vert du printemps

Si tu le suis et l’écoute,
le fil sera musique

Alors bourgeonnera
la trame philosophique
de tes doutes



Partition

Partition imaginaire, œuvre plastique de l'auteur, 2013


Ce qu'ils en ont dit

Les poèmes de "Entre-Musiques" retrouvent les thèmes de l'errance, une errance elle-même allégée "d'aile", le poète attend "son tour", sait l'étrange pouvoir : "Du son comme lien/Qui se joue des murs". Le grand thème idéaliste de la Nuit et des "ultime(s) question(s)" s'associe au "coeur" et à la musique "subtile".
Des dialogues en prose creusent le monde des rêves - un sujet récurrent, au corps même des peintures et illustrations de l'auteure -, des forêts, de la beauté.
Une belle couverture hypnotique et d'autres dessins "cabalistiques" innervent cette poésie légère où, "Flous/Vibrants tâtonnements de notes/ qui se cherchent",  les mots révèlent leur fibre apaisante ("qui arrose les fleurs/ d'étoiles").

Philippe Leuckx, « Reflets Wallonie-Bruxelles »

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Microcosme
Auteure d'une quarantaine de livres, Monique Thomassettie nous donne à lire deux livres pour la rentrée 2014 : Mes intimismes et Entre-Musiques. Le premier est un mélange de textes rassemblés selon le principe de recherche par mot clé sur son clavier d'ordinateur. À l'heure où l'écriture tapuscrite et manuscrite s'opposent, elle les rassemble par fragments tout en explorant sur la toile les vertus virtuelles pour réaliser son œuvre. Dans ce livre, textes d'hier et d'aujourd'hui sont reliés par le mot « Fenêtre ». Des fenêtres sur sa vie de femme, de mère, d'artiste. Observatrice attentive du monde qui l'entoure, elle partage ses visions, son théâtre, son imaginaire et ses rêves. Des peintures du passé sont reproduites, plusieurs déclinaisons du même thème. Car aucune dissociation n'est possible entre ses deux pratiques, l'auteure expliquant : « Ma peinture et mon écriture sont une : c'est moi ! Je suis peintre dans mon écriture. Je suis écrivain dans ma peinture ».
Entre-Musiques est un recueil de poésie et de musique mélangées, composé de partitrions musicales cosmiques. Le poète tâtonne en conscience la notion du temps, la musique comme lien entre « le Monde et l'Espace ». En quête de la clé d'un passage entre le ciel étoilé et « les fleurs piétinées / d'ici-bas », le silence règne. Il y a des bruissements, des lueurs aussi. De la nuit, elle dit qu'elle « engendre le Jour ». Du Jour, qu'il « révèle bien des misères » et « remue le fer / dans la cicatrice / qui en redevient / plaie ». L'univers de Thomassettie est une spirale où battements et interférences traduisent sa sensibilité à fleur de peau. Doutes et questions sont constants, animés par l'intuition de relier l'intérieur d'elle-même au macrocosme : « Ne fermez ni portes ni volets au mystère / Ne cherchez ni plan ni planification / ni projet conscient », mais, « Une ouverture guide ».

Mélanie Godin, Le Carnet et les Instants


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Comment se construire
C'est vraiment une question majeure que tout le monde doit se poser, mais que se posent seulement ceux qui pensent encore en notre temps de jeux électroniques ou pire, sur des terrains de violence inutile. Et ils ne sont pas si nombreux. Je cois même qu'ils sont souvent si occupés qu'ils ne prennent plus le temps de revenir à leurs propres bases. Heureusement il y a des exceptions, qui deviennent des sages. Je crois que Monique Thomassettie en est une et j'en vois la preuve dans le fait qu'elle publie constamment des éléments de sa réflexion et de sa créativité, toutes deux incontrôlables, ce qui est un compliment. On serait tenté de la nommer polygraphe, mais ce serait s'arrêter à un premier seuil. Son dernier recueil de poèmes aborde précisément un art qui forcément ne figure pas tel dans ses livres. Entre-Musiques, parce que je sais qu'elle est précisément très musicale, elle l'a fait suivre des dialogues de La ville-forêt, où elle explique sa démarche et son ressenti, tandis que dans certaines de ses pages elle joue avec toutes les possibilités de l'ordinateur pour donner au lecteur une impression de beauté sereine, mais en suggérant les notes. Je ne puis comprendre pourquoi ele est si peu présente médiatiquement. Mais je vous parlais de sage !
(…)
Le nom de Monique Thomassettie est pour moi une référence pour mes lectures très antiques et les quasiment psychanalytiques. Jamais cependant je ne découvre chez elle quelque imitation ou influence, ce qui est, on en conviendra, infiniment rare dans les deux siècles que nous vivons. Les plagiats, les arnaques, les effets de mode sont tellement fréquents et souvent même hypocrites, sinon criminels, que la pureté et la permanence des idées dans une oeuvre nous invitent à la suivre avec l'attention qu'elle mérite.

Paul Van Melle, Inédit nouveau.




La poésie de Monique Thomassettie est une tentative tant pour transformer le monde tel qu’il est perçu par le sens commun (la pensée se construit à partir de ce qui nous échappe, pas de ce qu’on voit!) qu’ouvrir les rideaux d’un éveil susceptible de rendre l’être à son espace premier ; on ne s’étonnera donc pas du fait qu’elle pose ici l’écriture comme étant un voyage initiatique intérieur, une forme de méditation spirituelle voire une source de libération profonde (les vraies portes ne s’ouvrent que vers l’intérieur/Léon Tolstoï).

" L’oiseau ne connaît pas l’errance

Il sait le ciel

et les arbres reliant celui-ci
à la terre "

Dans ce recueil aux confluents de la poésie, du récit intérieur, du théâtre et bien sûr de la musique ("Bien que mesure, / la Musique est-elle mesurable? / Limitée? // Elle fusionne mesure et infini! / Temps et Espace illimité // Clefs de l’âme"), Thomassettie se garde bien de suivre le fil rouge des apparences qui traverse le creux de nos vies mais cherche plutôt à arracher les masques d’un réel en représentation; mieux, mettant à mal nos perceptions communes, elle brise la chaîne des certitudes qui fige nos vies, ouvre notre esprit à la présence des mystères et permet à notre regard de « voir à nouveau ».

Dans "Entre-Musiques", chaque poème semble entretenir de nouveaux rapports avec le réel, dit le non-dit, s’interroge sur notre « être au monde » et traque ce que la vie dissimule ("L’errance / s’est faite /  aile // Qui se pose parfois au faîte / du temporel // Au cœur de mon errance, / dépassant Nuit et Jour, / j’attends activement / mon tour") ; dans "Entre-Musiques", chaque poème décroche avec la logique commune, approche ce qui se passe en profondeur dans l’immensité de notre psychisme et du cosmos pour mettre en joue une liberté respirant l’air sauvage d’une vérité sans visage.


" Ici-bas,
si tu lèves un coin de brume,
tu verras le matin s’éveiller

Mais n’imagine pas

que ce sera plus simple !


Même si…"



Pierre Schroven
“ Traversées ”, mars 2014



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Le 1er avril, interview par Marilena Di Stasi sur les ondes de Radio Alma – Brussellando





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