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Médecin spécialiste en médecine interne et néphrologie,
Jean-Louis VANHERWEGHEM
 
est professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles. Il a été doyen de la faculté de médecine, puis recteur de cette même université. Il docteur honoris causa d’Aix-Marseille Université, et membre de l’Académie Royale de Médecine de Belgique.
Il est l'autaur de nombreuses publications scientifiques et d'ouvrages de vulgarisation.
Il a déjà publié chez M.E.O., dans la collection "Musée de la Médecine", Les médecins de Molière au chevet de Louis XIV, truculente étude historique
sur le témoignage que nous ont laissé au jour le jour les "premiers médecins" du Roi-Soleil.

Vanherweghem

Les ailes battantes


ARDS

Récit, 2021
72 pages
ISBN : 978-2-8070-0308-8 (livre imprimé) – 978-2-8070-0309-5 (PDF) – 978-2-8070-0310-1 (EPUB)
10,00 EUR

Ce récit est la chronique de dix-sept jours dans une unité de soins intensifs, en 2018, à cause d’un Syndrome de Détresse Respiratoire Aigüe (ARDS), insuffisance respiratoire aiguë secondaire à une inflammation sévère affectant les poumons. Ce même syndrome qui, deux ans plus tard, conduira aux soins intensifs les patients les plus sévèrement atteints par la COVID-19.
Il est, face à la technologie médicale, l’histoire d’un couple, les souffrances de l’épouse, les angoisses de l’époux, avec au fil des heures la tourmente des hauts et des bas, des espoirs tantôt éveillés et tantôt déçus.
Il est l’histoire d’un conflit intérieur entre le mari qui subit et le médecin, naguère professeur d’université,  qui ne peut pas s’empêcher de savoir, mais qui, par instants, voudrait tant oublier qu’il sait.


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e-book
6,49 EUR
À partir du 1er décembre



Extrait


J’insiste sur la nécessité de soulager Michèle. Il acquiesce et prescrit une perfusion de morphine à doses filées. Une demi-heure après, la perfusion n’est toujours pas installée, les infirmières occupées à ce qu’elles appellent un « tour assis de transmission de service ». Je demande à l’intensiviste d’intervenir. Pragmatique, il va prélever le matériel dans les armoires de la réserve et installe lui-même la perfusion. Michèle ferme les yeux. Elle respire plus calmement. Supporte mieux le masque. L’infirmière « en charge du lit 3 » survient alors et interpelle le médecin : « Il ne fallait pas, j’allais le faire ». Certes, mais quand ?
Je ressens profondément à quel point la perception de l’urgence peut différer entre les soignants, les patients et leur famille. Pour les uns, dont j’étais dans l’exercice de ma profession, elle se mesure sur la base objective des risques vitaux. Pour les autres, dont je suis aujourd’hui, compte avant tout le soulagement immédiat du patient, quel que soit l’environnement de travail de l’équipe. Ayant changé de camp, je n’ai pu m’empêcher de penser que mettre en place une perfusion de calmants devait passer avant la procédure de transmission de service entre deux équipes qui se succèdent..




Ce qu'ils en ont dit

*
Interview par Marc Page







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