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Évelyne Guzy
vit à Bruxelles. Après des études de journalisme et une agrégation – complétées plus tard par une formation à la recherche –, elle consacre l’essentiel de sa carrière à l’écriture et à la communication : auteur de brochures d’information sur des thèmes d’intérêt citoyen, éditrice, ghost writer à l’occasion, coach en écriture et en communication. Elle a assuré une chronique littéraire consacrée aux écrivains belges sur BXFM 104.3 et collabore à la revue littéraire Marginales.
La Malédiction des Mots est son cinquième livre.
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Évelyne Guzy

La malédiction des mots
Tableau de couverture
Felix Nussbaum, 1944,
Selstporträt im Versteck
© Deutsches Historisches Museum/ A. Psille
Photo de l'auteure
© Lara Herbinia

LA MALÉDITION DES MOTS

Roman, 2021
236 pages
ISBN : 978-2-8070-0261-6 (livre) – 978-2-8070-0262-3 (PDF) – 978-2-8070-0263-0 (EPUB)
18,00 EUR


Et si le silence se révélait un cadeau ? C’est la question que se pose Eva lorsqu’elle entame une enquête sur la vie de ceux qui ne sont plus là pour parler.
Icek, le survivant. Terne et laid, le grand-père paternel d’Eva semblait sans histoire. Un immigré juif venu de Pologne dans les années 30, comme bien d’autres. Jusqu’au jour où Eva pense découvrir son passé communiste. Qui était vraiment Icek ?
Groïnim, l’enfant d’Icek, le père d’Eva. Peu avant de mourir, il lui a légué une vidéo qui témoigne de son passé de guerre. Mais, à l’analyse, tout ne colle pas… Où se situe la vérité alors que l’enfance cachée de Groïnim lui a appris la dissimulation ?
Doniek, le résistant, grand-père maternel d’Eva. Figure importante de la lutte armée belge, dirigeant sioniste respecté et fervent anticommuniste, Doniek a vécu une descente aux enfers lorsqu’un historien a mis en cause son action. Qui a tort, qui a raison ?
Au carrefour des vies du Survivant, de l’Enfant et du Résistant, Eva se saisit de sa propre existence et se forge un destin choisi, dans l’amour des silences du passé.



e-book
11,99 EUR
À partir du 15 février




Extrait


J’ai longtemps cru que je ne te raconterais jamais. Je suis mort sans te raconter. Et aujourd’hui, face à toute cette agitation, face à ton agitation, j’en ai finalement ressenti le besoin. Je te le dis tout de suite : je ne suis pas sûr de bien agir. Et alors que tes doigts s’emballent sur le clavier sous ma dictée, je ne sais pas encore si j’arriverai à reconstituer avec toi ce récit. Le récit de ma vie, penses-tu. Mais ai-je eu une vie ? Je suis de ceux que leur ombre a toujours précédés et qui auraient voulu s’y noyer. Des anonymes, des inconnus. C’est ce qui m’a sauvé, je crois. Et qui fait que tu te tiens ici, toute raide face à ton clavier, emplie de cette peur de perdre le contrôle qui toujours t’a paralysée. Submergée par l’émotion que tu aimerais contenir, comme à chaque fois. Et la plupart du temps, tu réussis. Dans la famille, on ne pleure pas, on courbe sous le poids de la vie sans jamais plier. On résiste, à sa façon. Qui connaît vraiment tes sentiments ?
[…] Je suis un homme simple, et tu imaginais que je savais à peine lire et écrire. Oui, le français. Comme s’il existait une seule langue sur terre. Pour toi, en tous les cas, c’est évident. La seule que tu maîtrises à peu près correctement. Tu l’aimes jusqu’à l’obsession, comme si elle avait été celle de tes ancêtres, comme si elle était toi, et plus encore. Sous tes airs de princesse lettrée, tu sembles avoir oublié que tes grands-parents avaient une langue, le yiddish, que parlaient les Juifs d’Europe de l’Est. Et une culture, qui n’était pas la religion. Tu as vécu dans une douce ignorance, pensant détenir la seule vérité. Loin de la réalité des tiens. J’en porte, en partie, la responsabilité. Voilà pourquoi je consens à te livrer ces confidences dans la langue de ma patrie d’adoption ; je l’ai apprise lettre à lettre durant l’Occupation. Bien sûr, je me doute bien qu’à la première relecture tu revisiteras mes mots pour les remplacer par les tiens. C’est ta manie, ton métier. Je vais m’en accommoder.




Ce qu'ils en ont dit


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Interview sur BXFM 104.3 Bruxelles
https://soundcloud.com/bxfmradio/linvite-du-jour-evelyne-guzy-la-malediction-des-mots



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Descendante de familles juives ayant subi les terribles épreuves qui leur ont été infligées tout au long du XXe siècle, Évelyne Guzy confie sa plume à une narratrice anonyme pour raconter la morbide épopée de ses ancêtres à travers l’Europe trop souvent antisémite. Elle a choisi la fiction, car les sources qu’elle possède, ou qu’elle dépouille dans de nombreux gisements d’archives, laissent quelques béances dans la biographie de ces aïeux, de même qu’elle n’a pas écrit à la première personne, mais sous le nom d’Eva qui figure dans le roman. L’auteure anonyme raconte donc la vie des aïeux d’Eva/Évelyne dans une fiction très proche de la réalité. Elle veut écrire la vie de sa famille à la mémoire de tous ceux qui sont morts dans les différentes épreuves infligées au peuple juif tout au long de ce terrible siècle, elle veut écrire aussi pour ceux qui doivent perpétuer la culture yiddish et surtout pour témoigner que les Juifs ne se sont pas laissé mener dans les camps comme des moutons à l’abattoir. Elle veut montrer, décrie, expliquer leurs combats, leur résistance, leur rébellion…
La narratrice raconte tout d’abord, l’histoire des grands-parents paternels venus de Pologne, de Czestochowa, là où se déroule le célèbre pèlerinage à la Vierge noire, là où le grand-père fabriquait des casquettes, qu’il a fuie avec la grand-mère issue d’une famille terrienne venue de la région de Vilnius. Il a quitté la Pologne après avoir défendu son pays les armes à la main malgré les mauvais traitements infligés par ses collègues militaires et après avoir assisté à quelques pogroms particulièrement sanglants. Il est arrivé à Charleroi où, après bien des épreuves, il a pu créer un commerce prospère jusqu’à ce qu’un résistant communiste lui dise de filer vite avant que les SS débarquent chez lui et l’embarquent pour un retour morbide en Pologne. Eva a peu de souvenirs de ce grand-père falot, sans grande envergure apparente, lors de ses recherches, elle découvre un grand-père discret mais courageux et une grand-mère un peu rustre mais volontaire et tenace qui se sont battus, ensemble et avec détermination, pour exercer leurs activités commerciales et artisanales mais surtout pour donner la meilleure instruction possible à leur fils.
Ce fils, qui est leur seul enfant, a connu la débâcle au cours de laquelle, il a traversé seul la France du nord au sud après avoir égaré ses parents dans l’indescriptible cohue mais qui, revenu à la maison a pu poursuivre ses études pour devenir un brillant ingénieur. Caché dans une institution religieuse catholique pendant la guerre, il en sort affecté par une sorte schizophrénie judéo-catholique qu’il conservera toute sa vie. Ayant épousé la fille d’un grand résistant juif, il a honte de ses parents, petits commerçants médiocres à son avis. Eva sera la petite-fille de son grand-père maternel beaucoup plus que celle du pauvre petit commerçant.
Le grand-père maternel, Juif de Pologne lui aussi, a vu sa famille décimée, il s’est engagé très tôt dans la Résistance où il est devenu un personnage important, encore plus important après la guerre au moment d’écrire l’histoire, mais seulement jusqu’à ce qu’un historien juif et communiste, lui, mette en doute la véracité des faits de résistance qu’il s’attribue. Eva ne pourra jamais découvrir la vérité, plusieurs témoignages non concordants circulent, chacun cherchant à exploiter la guerre, ses misères, ses morts et les faits glorieux pour étayer sa propre théorie et sa propre vision de l’évolution du judaïsme avec la création de l’État d’Israël.
Eva a laissé des blancs dans son récit, ils sont peut-être encore plus importants que tout ce qu’elle a découvert, car ils interrogent et, ainsi, évitent que l’oubli gomme ceux qui ont participé à cette terrible épreuve. Mais, avec sa petite-fille, elle pourra toujours témoigner que « Nous ne sommes pas des moutons qu’on mène à l’abattoir. Nous sommes un peuple de mémoire ».
Débézed, mesimpressionsdelecture.unblog et critiqueslibres.com

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Et si le silence n’était rien d’autre qu’un cadeau, une bénédiction ? La question est posée par Eva, lorsqu’elle entame une enquête sur la vie de son grand-père paternel. Un papy qui paraissait sans histoires, un de ces immigrés juifs venus de Pologne dans les années 30, comme bien d’autres, et qui a fondé une famille chez nous, sans soulever le débat sur le déracinement et le sens de l’immigration. Surprise par la découverte de son possible engagement communiste, elle décide de remonter le cours du temps et de desceller des pavés. Qui était-il vraiment ? Son passé mérite-t-il qu’on s’y intéresse ? Chemin faisant, elle croise les témoignages, les oppose, est amenée à trier le bon grain de l’ivraie, se doute que des choses sont dissimulées et que les mots ne servent qu’à lénifier certaines plaies béantes. Puis, est-il judicieux d’exhumer ce qui ne doit sans doute pas l’être ? Évelyne Guzy nous parle du passé, de résilience, du portrait qu’on doit se forger de soi-même, de la nécessité de s’inscrire dans les annales d’une famille et de rappeler les faits d’armes des résistants belges qui se sont opposés à l’invasion nazie. Puis, l’histoire se veut un miroir d’événements sur lesquels on ne dispose d’aucun autre moyen que celui de l’analyse. Enfin, il importe de les replacer dans leur époque, miroir de la réalité. La malédiction est celle de revenir en arrière, de placer des explications sur tout et d’exhumer la mémoire, alors qu’on est parfois plus heureux de ne pas savoir.

Sam Mas, Bruxelles-Culture

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Devoir de mémoire

Pour Évelyne Guzy, baptiser « roman » une enquête sur sa propre famille juive, c’est aussi un devoir d’honnêteté et la façon de donner à la journaliste et chroniqueuse la liberté de fondre, à 60 ans, la réalité d’Évelyne dans ses propres pas : ceux de la petite Eva, au fil d’une recherche marquée par la rigueur et par un acharnement courant sur de nombreuses années. Au départ : il y aurait une lettre posthume du grand-père Icek, imprégnée formellement de culture yiddish et qui précise : « Bien sûr, je me doute bien qu’à la première relecture, tu revisiteras mes mots pour les remplacer par les tiens ; c’est ta manie, ton métier. Je vais m’en accommoder ».
Icek lui-même dit se considérer comme un « homme terne » et dont la seule particularité est d’avoir existé. Ce qui n’empêche pas ce natif de Czestochova (ville du culte polonais à la Vierge Noire, célébré par Jean-Paul II) d’avoir vécu dans son pays les brimades incessantes et jusqu’aux persécutions les plus odieuses du pouvoir à l’encontre de la population juive. Assez pour qu’il finisse par s’exiler en Belgique avec sa compagne Golda, à Charleroi précisément où après avoir tâté de plusieurs emplois, dont celui de mineur, Icek ouvrira un commerce de « shmates » (en l’occurrence des casquettes, la spécialité familiale). C’est là que, plus tard, la jeune Eva, leur petite-fille, rendra visite à ses grands-parents et à son père Grégoire. Mais avant cela, il y a la guerre et la fuite du couple polonais réfugié dans une ferme de la campagne belge après s’être heureusement dérobé à l’ordre de transfert à la caserne Dossin de sinistre mémoire. Quant à Grégoire, en âge d’école, il sera recueilli à Momignies par les trappistes de l’abbaye de Scourmont réquisitionnée par l’occupant. Il sortira de la guerre sain et sauf et deviendra pour Eva-Evelyne (née en 1960) ce père narcissique et peu affectueux qui lui léguera avant de mourir une vidéo où il parle de lui-même, mais peu éclairante sur la personnalité d’Icek. C’est par hasard qu’en 2013, lors d’un débat public autour de Monsieur Optimiste, le livre d’Alain Berenboom, l’autrice apprendra d’un inconnu que son grand-père paternel aurait été en réalité un membre actif d’une cellule de Juifs communistes. (« Eva n’a pas insisté. Elle est rentrée chez elle normalement. Sa vie avait basculé »). Et plus que jamais l’avait animée une volonté d’enquêter tous azimuts, mais sans réussite absolue sur la véritable personnalité de ses ascendants. Il faudra donc que la romancière « bouche les trous » et s’en rapporte aux flous laissés par l’Histoire.
En ce qui concerne la lignée maternelle d’Eva, un doute aussi flotte sur la personnalité de David Katz, l’autre grand-père. S’il fut à coup sûr un résistant actif – d’ailleurs auréolé de gloire après la guerre – œuvrant au sein d’une association de Juifs sionistes (farouchement opposés aux Juifs communistes férus d’universalisme comme l’était Icek que David méprisait), il se serait attribué, en plus de la conception, une participation physique à un épisode fameux de la guerre. Celui de l’arrêt en Brabant flamand du XXe convoi de déportés parti de Dossin pour Auschwitz en 1944 et qui permit à de nombreux Juifs de s’échapper et de survivre. Présence sur le terrain que l’historien Maxime Sternberg a violemment contestée jusqu’à l’issue d’une longue polémique qui eut surtout pour effet de mettre en relief le rôle des trois principaux protagonistes putatifs où ne figure plus le nom de David Katz, lequel fut certes un grand résistant, d’ailleurs très éprouvé physiquement par son action et qui n’a pas volé les honneurs qui lui ont été rendus après la guerre. Il devait toutefois convenir lui-même que certains d’entre eux avaient tendance à se mettre quelque peu en avant. Quoi qu’il en soit, il aura largement contribué à la réalité professée plus tard par Eva et sa fille Jeanne (lors d’une commémoration au Tir National), à l’encontre de certains propos dénigrants sur le comportement des Juifs pendant la guerre : « Nous ne sommes pas des moutons qu’on mène à l’abattoir. Nous sommes un peuple de mémoire ».
Un livre écrit à cœur ouvert, à l’enseigne de la fidélité et de la transmission… Et confronté à cette double « malédiction des mots » : la fatale inadéquation au vécu, mais aussi les affres et parfois les désappointements de son dévoilement par une recherche honnête et impartiale. C’est aussi, par-delà les prétendues races et le marché des religions, un appel à la fraternité et à l’équivalence des humains.
Ghislain Cotton, Le Carnet et les Instants

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C'est à partir d'une présentation de livre à laquelle elle assiste qu'Eva découvre que son grand-père paternel, Icek, n'est peut-être pas l'homme fade et passif qu'elle pensait.
Grâce à un DVD-témoignage laissé par son père, Groïnim, elle découvre une partie de son histoire familiale. Elle plonge alors dans une enquête généalogique et historique pour combler les manques et les silences de sa famille paternelle et maternelle.
Un récit qui relate l'horreur de la persécution, l'obligation de quitter son pays natal parce qu'on est Juif : subir, se cacher, être confronté sans cesse à la mort. Un récit qui parle aussi de courage et de convictions.
Si les mots peuvent parfois réécrire la vérité et les souvenirs, ils peuvent aussi être salvateurs. Evelyne Guzy nous livre un roman fort, qui interroge et qui ne laisse pas indemne. La plume est brillante, parfois exigeante.
Rebus, Babelio


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Je viens de terminer ce livre et j'en suis encore tout émue.
Ce roman, cette histoire pourrait être celle de beaucoup d'entre nous.
Combien sommes-nous à avoir eu des grands parents émigrés, combien ont dû quitter leur pays et surtout que savons-nous réellement de tout cela ? Des histoires de vies, des secrets, des sentiments, de la bravoure, et des doutes, voilà tout ce que l'on retrouve dans ce merveilleux roman. J'ai également appris beaucoup de choses grâce aux nombreux faits et dates historiques tout au long du roman afin de bien nous immerger dans L’Histoire.
Un livre empli d'émotions et de pudeur que j'ai vraiment beaucoup apprécié.
Devoreusedelivres13, Babelio

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En premier lieu, c’est le titre qui m’a interpellé, moi l’amoureux des mots. Comment ? Les mots peuvent être maudits ?
Evelyne Guzy est l’auteur de brochures d’information sur des thèmes d’intérêt citoyen et cela se sent. Pour moi, ce livre n’est pas vraiment un roman, mais plutôt un documentaire. […] Il ne s’agit pas de se laisser distraire en lisant, chaque phrase est importante pour comprendre le récit !
La façon dont le livre est écrit est un peu déroutante au début, car on rencontre deux narrateurs : Eva et son grand-père Icek, immigré juif venu de Pologne alors que ses frères, eux, se sont réfugiés en Amérique.
Les grands-parents d’Eva ne sont plus de ce monde pour transmettre leur histoire, c’est sans doute pour cela qu’elle laisse la parole posthume à son grand-père, un grand-père paternel qui semblait terne et sans histoires et qui a pourtant vécu une vie extraordinaire dans cette Europe antisémite.
D’un autre côté, le lecteur rencontre l’autre grand-père d’Eva, côté maternel, qui lui était une figure de la résistance et un fervent anticommuniste.
C’est aussi l’histoire de son père, cet enfant caché dans une institution catholique pendant la guerre et qui est devenu un brillant ingénieur.
Eva se lance donc dans une quête personnelle : celle de ses origines, mais le passé peut être bouleversant…
On devine aisément qu’Eva est en fait l’auteure même, mais elle a choisi de ne pas écrire à la première personne et de faire de ce récit une fiction, car ses recherches ont laissé des vides qu’elle n’a pas pu combler.
Un livre très intéressant au point de vue historique que je conseille aux amateurs du genre.
Philippedester, D’un livre à l’autre.

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Quoique fondée, par la force des choses, sur des archives lacunaires, la quête d’Évelyne Guzy est rigoureuse et restitue avec autant d’intelligence que de tact le quotidien méconnu de Belges moyens dont le yiddish était la langue et pour qui le courage discret, mais tenace, était le lot de la survie…
Une belle résurrection !

Bernard Delcord, Lire est un plaisir et Homelit

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Interview d'Anouk Taché, sur le blog "Les mots d'Anoik" : Comment transmettre avec délicatesse le récit des survivants de l’Holocauste ? C’est toute la question que pose Evelyne Guzy dans son dernier roman.
Écoutez l'interview.
https://www.youtube.com/watch?v=LFSYCiqlo1w&t=5s


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Dans un souci d’honnêteté et de transparence pour le lecteur, Évelyne Guzy utilise les ressorts du roman afin de combler les blancs laissés par l’Histoire. Elle est tour à tour Évelyne ou Eva, narratrice perplexe ou témoin direct et nous déroule son enquête qui d’un bout à l’autre du récit ne laisse pas d’être tendre ou inquiétant, mais toujours passionnant.
La Centrale.

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Une étude approfondie d'André Bénit parue sur le site de l'Association européene d'Études francophones.
Quelques extraits:
« Le sociologue Claude Javeau (…) dans sa préface à l’ouvrage de Vincent Engel, Pourquoi parler d’Auschwitz ? (1992), écrit que l’élaboration du récit historique menée à bien par les historiens à l’usage des personnes intéressées, pour nécessaire qu’elle soit, « n’aide pas nécessairement à alimenter une mémoire. Une mémoire collective est constituée à la fois de faits historiques ayant fait l’objet d’une dure critique, et de récits plus impressionnistes, d’anecdotes, de traces poétiques et autres » (Javeau, 1992, p.10). C’est dire le rôle fondamental des écrivains, en particulier des romanciers, dans la construction d’une mémoire positive et durable. »
« C’est dire que La malédiction des mots (2021) d’Évelyne Guzy, loin d’être un objet littéraire non identifié, s’inscrit dans une riche lignée où l’on retrouve, parmi d’autres noms, ceux de Françoise Lalande-Keil, Lydia Flem, Nathalie Skowronek, Carolina Alexander, Dominique Costermans ou Chantal Akerman, pour ne citer que des femmes.
Dans cet ouvrage au titre quelque peu sibyllin et aux résonances multiples, fruit de sept années d’enquêtes, de voyages, de questionnements et d’écriture, qu’elle présente elle aussi comme un « roman » – ce qui lui octroie une liberté narrative opportune et lui permet de suivre ses intuitions afin de combler les blancs laissés par l’Histoire (avec sa grande Hache, comme disait Perec) et d’organiser les souvenirs inévitablement contradictoires des témoins –, Évelyne Guzy, alias Eva, s’applique avec bonheur à exhumer le passé, à reconstituer l’arbre généalogique de sa famille dont quantité de branches furent sciées à vif durant la Deuxième Guerre mondiale. Une famille décimée, dont plusieurs membres furent expédiés de la caserne Dossin vers Auschwitz, mais une famille où « on ne pleure pas, on courbe sous le poids de la vie sans jamais plier. On résiste, à sa façon » (p.9), selon les mots de son grand-père paternel dans une longue lettre posthume fictive par laquelle Guzy ouvre son récit. «
« Assurément, la malédiction des mots peut, moyennant l’écriture, se transformer en pouvoir des mots afin de transmettre des émotions et de nous livrer un message d’espoir et d’humanité. »

On peut lire l'étude complère sur
https://etudesfrancophones.wordpress.com/2021/06/24/la-malediction-des-mots-develyne-guzy/

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La malédiction des mots est-il un roman ? Ou s’agit-il plutôt d’un récit qui, sous couvert d’une fiction, nous propose une réflexion sur les racines et l’histoire des familles ou plutôt leur absence dans le cas de ceux qui ont échappé aux pogroms et au génocide et se sont réfugiés dans le silence, tant ce qu’ils avaient vécus est innommable…
Évelyne GUZY nous mène à travers ses propres recherches et questionnement, partant du constat qu’elle ne connait rien de l’histoire de ses grands-parents, ni de ce qui les a poussés à quitter la Pologne pour poser leur valise du côté de Charleroi. « Avant la guerre, la Pologne avait été le centre mondial de la vie juive, et le berceau de notre famille. Après le désastre, elle est devenue pour tous les juifs du monde un immense cimetière » écrit-elle. Un sujet toujours d’actualité… En même temps, elle nous initie à l’histoire de l’Est de l’Europe, souvent inconnue à l’Ouest. »
Radio Air Libre 87.7 FM – Cocktail Nouvelle Vague – Guy Stuckens.

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L’auteure anonyme raconte donc la vie des aïeux d’Eva/Evelyne dans une fiction très proche de la réalité. Elle veut écrire la vie de sa famille à la mémoire de tous ceux qui sont morts dans les différentes épreuves infligées au peuple juif tout au long de ce terrible siècle, elle veut écrire aussi pour ceux qui doivent perpétuer la culture yiddish et surtout pour témoigner que les Juifs ne se sont pas laissé mener dans les camps comme des moutons à l’abattoir.
Denis BILLAMBOZ, Lectures du Renouveau : Enfants de l’exode,  Les Belles Phrases et Interligne.

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Ce roman m’a fait penser à d’autres lectures : Outre-Mère de Dominique Costermans et Max, en apparence de Nathalie Shorownek. Dans les deux cas, une descendante d’un homme au comportement particulier durant la seconde guerre mondiale tente de découvrir la vérité sur ce personnage de la famille. Les recherches sont difficiles, fragmentaires, elles laissent les narratrices sur leur faim et les générations qui suivent Max et Charles portent le poids des secrets de famille. Ici, Eva entame la même démarche, à ceci près qu’elle cherche à tout comprendre de ses deux ascendants maternel et paternel, si différents dans leur manière de vivre leur condition juive. Pourquoi Icek semble-t-il avoir été si passif, pourquoi l’image bien entretenue de Doniek est-elle soudain écornée ?
Anne – Des mots et des notes.

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Interview approfondie d’Evelyne Guzy par Tamara Weinstock sur Radio Judaïca:

https://www.youtube.com/watch?v=YoRzTmaQ6bc


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Durant la Foire du Livre de Bruxelles : interview en ligne par Françoise Nice d'Évelyne Guzy, Julie Ringelheim et San Touzani sur le thème En quête de mémoire et d’identité.
« Dans son roman, Évelyne Guzy enquête sur sa propre famille juive, mettant ses pas dans ceux de sa petite héroïne, Eva, qui entreprend de remonter les traces de ses origines. De son côté, Foulek Ringelheim raconte avec humour l’histoire émouvante d’un petit garçon tourmenté par sa judéité. Sam Touzani, lui, dialogue avec une jeune femme se revendiquant avant tout de sa religion. Tous trois tentent de démêler les fils de la construction de l’identité. Voilà un débat qui promet de mêler la rigueur de la réflexion à l’émotion du vécu et appelera, comme le dit Ghislain Cotton, “à la fraternité et à l’équivalence des humains.” »

https://www.youtube.com/watch?v=QB0Mb7VQPCY


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À la Maison de la Culture juive, rencontre littéraire animée par Isy Nagiel.
https://zh-cn.facebook.com/maisondelaculturejuive/videos/conversation-avec-evelyne-guzy/258927809340522/

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SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX


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Je viens de terminer le livre, poignant, d’Evelyne Guzy, dans lequel sa narratrice, Eva, s’essaye à retrouver les origines de sa famille juive paternelle et maternelle, et par-delà, les siennes, d’abord en Pologne, puis en Belgique, à Charleroi et Anvers. À travers les souvenirs, qui souvent ne se recoupent pas, du père d’Eva, enfant caché par des moines trappistes, et du grand-père maternel, héros de la résistance, Evelyne Guzy nous démontre toute la difficulté qu’il y a à défaire l’écheveau du récit des protagonistes. Où réside la vérité, qu’en est-il de la réalité des faits et des caractères ? Les relations contradictoires de l’attaque du vingtième convoi de déportation des Juifs de la caserne de Dossin en 1943 ou le comportement parfois énigmatique, mélancolique du père d’Eva en révèlent toute la complexité. Au-delà de la vraisemblance historique, de la violence épouvantable dont ont été victimes les Juifs de Belgique et d’Europe, souvent avec la complicité des pouvoirs publics, on comprend ici qu’il est question avant tout pour Eva de se construire une existence, malgré les horreurs du passé. Témoigner, partager, aimer, vivre, comme dit la narratrice, c’est être actrice de sa vie et non pas victime. Je recommande vivement ce livre qui lève une part d’ombre importante de l’histoire de notre pays et qui pose la question suivante : en cas de crise grave, faut-il marcher dans les clous ou privilégier les chemins de traverse ? Moi, j’ai la réponse, mais c’est sans doute inscrit dans mes gènes ! Merci Evelyne Guzy pour ce beau livre

Martin Rylandt


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Hier, au milieu de la nuit j’ai terminé  le roman de Évelyne Guzy :  « La malédiction des mots », je ne résiste pas à l’envie de partager le bonheur d’une telle lecture.
 « La Malédiction des mots » est en réalité une bénédiction littéraire, un partage de mémoire, un souffle de fraternité qui restitue la fragile construction d’une identité humaine…la tâche est plus ardue encore pour les survivants de la Shoah, tous ces hommes, femmes, enfants et vieillards blessés dans leur chair par le plus immense crime contre l’humanité.
L’antisémitisme est une maladie incurable qui mute en fonction des époques et des circonstances. Pour contenir ce fléau , il faut prendre le temps d’analyser ses multiples et perverses mutations….Evelyne Guzy a pour antidote la force de la liberté narrative et la splendeur du pouvoir des mots, qu’elle met au service d’une histoire familiale. Elle raconte la misère sans misérabilisme. D’abord celle de ses grands-parents juifs ashkénazes, qui viennent d’un Shtetl du fin fond de la Pologne. Ensuite, celle de ses parents sous l’occupation allemande : Grégoire, son père, un enfant caché, abandonné pour être  sauvé,  qui fera vœu de silence pour échapper aux pièges des réglementations édictées par les nazis. Au pays de Charleroi, la mort guette les juifs au pied de chaque terril. Le risque est d’autant plus grand que les troupes rexistes de Degrelle recrutent parmi les frustrés, les haineux et les plus démunis. Entre deux bières maudites, ils dégueulent leur haine du Juif, de l’homosexuel ou du communiste.
Après la libération, comment cette famille a-t-elle réussi à soigner les blessures  de la culpabilité d’avoir survécu ?  À se construire de nouvelles identités ? À éviter le piège  de l’entre soi et du ressentiment  ? Sans doute en ne renonçant pas à son universalisme : malgré toutes ses particularités, ses discordes, ses contradictions et ses blessures narcissiques, elle plaide, encore et toujours, en faveur de l’humanité comme première patrie…
Je vous invite à découvrir ce récit émouvant et jubilatoire par son style, subtile et à propos par les questions qu’il soulève, à travers l’histoire d’une famille qui s’étale sur trois générations, depuis  les  pogroms du début du siècle dernier en Pologne et en Russie, jusqu’aux attentats antisémites qui ont ensanglanté l’Europe, dont  celui du musée juif de Bruxelles qui est la première attaque antisémite perpétrée par l’organisation terroriste État islamique en Occident.
On embarque donc pour un exil à la fois périlleux et savoureux au cœur d’une aventure humaine, qui se révèle être un magnifique détartrage mental pour le lecteur. Non que le roman soit un remède contre l’antisémitisme – même s’il n’est pas interdit de rêver -, mais ce que j’aime dans un livre, c’est qu’il possède une mémoire vivante, qui contient plusieurs niveaux, où la petite histoire rencontre la grande pour y déverser au fil des pages son torrent d’humanité, animée par la  volonté de nommer les choses pour survivre à l’innommable.
Cette  histoire n’est pas uniquement celle d’Évelyne Guzy, ni même celle des Juifs d’Europe de l’Est, des séfarades, de ceux qui ont fait leur Alyah ou des 6 millions de juifs exterminés parce que juifs. Il s’agit de notre histoire à tous, car comme le disait Frantz Fanon, « Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous » . 
Ainsi, la plume de l’autrice nous livre un roman qui réinvente l’espoir dans un monde qui se déshumanise.  D’un côté, elle plonge dans l’abime du silence pour extraire les mots qui n’ont jamais pu être prononcés à l’air libre.  De l’autre, elle cherche dans le labyrinthe de la mémoire familiale et collective à séparer le bon grain de l’ivraie avec l’exigence d’une historienne.
C’est précisément dans les petits espaces vides, entre les questions sans réponse et les vérités incertaines que « la malédiction des mots » d’Évelyne Guzy  s’articule avec force et beauté.  Le lecteur, quant à lui, retient son souffle jusqu’à la dernière page…

Sam Touzani

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 Un témoignage, une enquête, un regard qui surplombe, un ouvrage historique… Un cri – ou plutôt des cris – d’amour. Un travail de mémoire à la fois rigoureux et bouleversant. Est-ce un roman ? Je ne sais pas … Ca se lit comme un roman, en tout cas. Et le jeu sur les « je » (déroutant a priori mais finalement passionnant), ces deux points de vue – distants parfois, superposés souvent –  nous y font penser. Mais l’Histoire, implacable, nous rattrape à chaque page.
Evelyne Guzy : la narratrice se demande : « pourquoi ces plongées dans un puits sans fond, depuis des mois, alors que je ne sais pas si un jour je serai lue ». Tu es lue, je t’ai lue, tu as fait là un travail essentiel, pour les tiens, pour toi, mais pour nous aussi. Merci !
Marie-Christine Pollet


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La vie au temps de la chose, samedi 17 juillet. Je lisais l’autre jour le beau livre d’Évelyne Guzy, « La malédiction des mots ». Il y a dans son roman au moins cinq protagonistes : ses quatre grands-parents, dont elle retrace l’histoire à la manière du Daniel Mendelsohn des « Disparus », et puis un cinquième acteur, peut-être tout aussi essentiel, Charleroi, la ville qu’ils ont gagnée dans l’entre-deux guerres, Charleroi, épicentre d’une histoire familiale bouleversée.

Jean-Philippe schreiber
 

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ÉCHOS DE LECTEURS


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Je viens de terminer ton livre que j’ai lu d’une seule traite. Ton histoire m’a fait penser à celle de mes propres parents et de mes grands-parents que je n’ai pas connus. J’ai aussi apprécié le basculement subtil de la première à la troisième personne, entre la narratrice et Eva. Je te remercie pour cette lecture très émouvante.

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Je suis très touché par vos multiples recherches et par votre très grande sensibilité de rentrer dans le monde juif de l’époque ce qui m’a fait penser à tant de témoignages de cette époque d’une richesse exceptionnelle et pourtant tellement ignorée ou/et inconnue. Merci beaucoup.

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Formidable. Un livre intense en émotions, en mots, en maux. Un livre aussi plein d’espoir. Ce livre est digne d’un film. Merci pour ce magnifique témoignage.

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J’ai lu ton livre avec un intérêt grandissant. Outre l’histoire de ta famille, j’y ai trouvé des réflexions et des informations pour une période de l’histoire qui, comme pour toi, me bouscule beaucoup. C’est un très bel hommage à ceux dont tu descends, mais ce récit est aussi l’histoire de tous ceux qui ont affronté  cette barbarie comme ont dû le vivre également mes parents et grands-parents. En tout cas, il restera une référence pour la nouvelle génération. La qualité scientifique rejoint la qualité littéraire et j’espère que cette démarche enfin achevée te  permettra de souffler un peu en ayant conscience et satisfaction  du travail bien accompli.

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Merci pour ton livre, qui avive chez moi des sentiments enfouis !

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Tu as fait un travail d’historienne impressionnant et passionnant. Je connaissais mal l’histoire de la communauté juive de Belgique durant la 2d guerre mondiale, et au travers de la vie de ta famille, j’ai appris beaucoup de choses. Bravo pour tout ce travail qui fait désormais de toi un « passeur ». Parallèlement, tu as osé t’attaquer aux mythes familiaux, notamment celui de ton grand-père maternel. Cela n’a pas dû être facile. Félicitations donc pour ton livre, qui je l’espère connaîtra un succès bien mérité.

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Quel bon livre ! Comme vous avez su m’ôter (bien que vos pages soient souvent sombres) à la grisaille de ces jours de confinement. Non seulement vous racontez bien mais votre livre fait réfléchir au problème des émigrés, des Polonais, des Juifs… En tout cas, je l’ai lu avec passion. Je tenais à vous le dire.

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Une belle lecture et profonde réflexion sur la mémoire.

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Ton Roman m’a emportée dans toute une série d’émotions et de découvertes improbables autrement.

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J’ai été très touchée, tant par le thème que par le dévoilement de l’auteur.

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Vous posez les bonnes questions: transmettre l’histoire, mais comment? en acceptant comme risque autant que richesse la part de réinterprétation, de création littéraire. Transmettre l’histoire pourquoi et pour quoi, si ce n’est avec un objectif d’émancipation, un dépassement intégratif. Heureuse de découvrir une fois de plus un judicieux choix d’édition de l’ami Gérard Adam (MEO). Plein succèsUn livre profond, des personnages attachants, un travail très impressionnant.

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J’ai adoré la première partie de votre livre. Cette technique de dialogue est géniale ! La seconde partie est plus triste et conflictuelle. Je m’empresse d’aller voir vos premières œuvres. Etant un vieux Carolo je me suis rendu rue Fagnart à la recherche de la maison, la rue a changé de nom et la maison semble abandonnée. A l’avenue de Waterloo je n’ai pas retrouvé le magasin. Encore un Grand MERCI pour votre témoignage et ce très beau livre.

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Je ne veux pas attendre pour te dire combien ton dernier roman m’a intéressée, touchée, émue. J’ai lu déjà pas mal de livres sur le sort horrible que les nazis infligèrent aux juifs, aux résistants et encore à bien d’autres (Primo Levi, Jorge Semprun, Jean Bloch, Alexis Goldschmidt…) et vu plusieurs films. Tous bouleversants, ils parlent de leur histoire, de leur vécu. Ton roman est différent en ce que tu parles de ceux qui ne sont plus là et que tu dédies le témoignage de tes souvenirs et de tes recherches à tes enfants, à leurs enfants et ceux qui viendront après eux. Quelle belle transmission. Tu allies la rigueur de la journaliste d’investigation à la sensibilité de la fille et petite-fille et à l’imagination de la romancière. Merci pour ce beau livre.

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Certains passages m’ont émue à en pleurer. Quand on fait partie d’une lignée militante, je ne pouvais que me retrouver dans tes questionnements et doutes . Merci de m’avoir emmené sur des chemins qui me restent à parcourir.

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Ce livre je l’ai dévoré. J’ai beaucoup aimé que tu sois adulte et enfant pour parler d’un parent adulte et enfant. J’ai beaucoup aimé pouvoir me situer en Belgique et dans des évènements de notre époque, comme l’attentat au Musée juif.

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Un livre fort, précieux et tellement bien écrit.Ton roman m’a beaucoup plu, beaucoup intéressé. Amateur d’Histoire, j’ai souvent entrecoupé ma lecture de recherches à propos d’événements, de lieux ou de personnages que tu as évoqués. C’est comme ça que j’aime déguster un livre. J’ignorais que tu avais fait des études de journalisme. Ainsi, de journaliste, tu t’es fait historienne et tu as pu mettre tes talents de conteuse au service de « ton » histoire. Une réussite !

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Je viens de tourner la dernière page de ton livre et j’en suis toute remuée. C’est brillant, très bien écrit et ça dévoile une partie de toi jusque-là de moi inconnue, et qui m’a fort touchée.

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J’ai commencé ton livre… oserais ton “romanquête”, ton écriture est savoureuse… J’entre dans cette belle aventure humaine, cette épopée familiale, comme si j’étais revenu dans ma propre maison familiale, les fondations et les fêlures sont identiques… seule la déco des pièces changent… tellement proche par le parcours, tellement différent par la culture… Les non-dits et le silence sont en marche, j’ai hâte de savoir où ils amèneront le lecteur ô combien déjà conquis que je suis… J’aime les “fantômes ternes” car ils colorent la palette de nos multiples identités.

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Ton roman est un petit bijoux d’humanité et d’intelligence…

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Merci pour la vie qui se débat et émane de votre livre extraordinaire.

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Quel roman prenant et émouvant malgré la retenue sur l’horreur de cette période. J’ai versé ma larme plusieurs fois avant de le terminer. Décrire l’inacceptable  sans en faire trop et la justesse des mots dans ce « double » roman en fait une lecture rebondissante et j’attendais le dénouement ou les deux se rejoignent. Les recherches pour retrouver les traces familiales ont dû être longues, surprenantes et difficiles pour regrouper et recouper toutes ces infos. Un travail de titan! Quel cadeau pour les enfants, les petits enfants et les générations à venir !

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J’ai terminé ton livre qui ne m’a pas laissé indemne. Loin de là. J’ai été très impressionnée par l’amplitude de tes recherches et la qualité de l’écriture. Deux paramètres si difficiles à combiner… Grand bravo. Quel travail. Un bel accomplissement.


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